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Entretien avec l’Abbé Gonzague Renoul, par Elizabeth Baranger, paru dans l’Homme Nouveau, 2014

Entretien avec l’Abbé Gonzague Renoul, prêtre de la Fraternité Saint Thomas Becket, intervenant au Camp.

Propos recueillis par Elizabeth Baranger

 Monsieur l’Abbé, pourquoi avoir créé ce camp?

Le camp existe depuis plusieurs dizaines d’années maintenant. Nous avons constaté que les jeunes d’aujourd’hui manquent cruellement de formation ; civique, spirituelle mais avant tout humaine.

Pour pallier ces manques dramatiques de  notre jeunesse, nous avons décidé de créer un camp afin de les former.

Pendant le camp, nous animons de nombreuses réflexions sur des thèmes très divers. Nous évoquons notre héritage historique et culturel, tout ce qui fait ou a fait la grandeur de la France. Nous tenons à ce que les jeunes connaissent cette Histoire de France, qui ne leur est malheureusement plus transmise, afin qu’ils sachent ce dont ils sont les héritiers. Nous abordons également des grands thèmes de société ; comme peuvent l’être le communisme, l’islam, le respect de la vie, le gender… Bien sûr, c’est également l’occasion d’une instruction religieuse. Nous explorons des thèmes tels que les vertus, les différences entre les religions… Nous tentons de proposer des thèmes suffisamment variés pour que chacun, selon son âge ou le nombre de camps qu’il a déjà effectué, puisse trouver une nourriture.

« La mise en évidence des racines chrétiennes de la France permettra à chacun des habitants de ce pays de mieux comprendre d’où il vient et où il va » (Benoît XVI).

 

Quelle est la spécificité de la Fraternité St Thomas Becket qui organise ce camp?

 La Fraternité St Thomas Becket est une fraternité de prêtres dont la maison mère se situe dans le diocèse de Blois. Nous vivons une vie de prêtres séculiers mais en communauté. La vie communautaire a donc pour nous un rôle important. Nous attachons beaucoup d’importance à la liturgie, à la belle liturgie! Nous travaillons à la nouvelle évangélisation pour les jeunes et les familles. Cela passe par les camps mais également par le scoutisme auquel nous sommes très attachés et que nous pratiquons dès que nous en avons l’occasion dans toutes nos implantations.

Dans un monde où les valeurs humaines sont abandonnées nous tentons de les revaloriser et d’en montrer la fécondité.

« Chers jeunes, surtout fortifiez en vous les valeurs morales de droiture de cœur de loyauté de pureté, de respect des autres, d’esprit de service, de don de soi, d’endurance dans l’effort » (St Jean-Paul II)

 

Quel message souhaitez-vous faire passer à la jeunesse?

Il serait difficile de résumer en quelques mots le message que nous souhaitons faire passer. Nous répondons seulement à l’appel des papes, en essayant de transmettre aux jeunes un certain courage devant le monde moderne. Nous voulons que leur vie ait un sens à leurs yeux, c’est à dire qu’ils sachent qui ils sont et d’où ils viennent afin d’être prêts à affronter le monde moderne. Nous voulons les encourager à ne pas avoir peur d’être à contre-courant. Au contraire, nous tâchons de susciter en eux la fierté d’être des chrétiens français pour qu’ils soient à leur tour des témoins, et qu’ils permettent à la France de retrouver la place qui doit être la sienne.

 

A quoi ressemble une journée au camp Ste Jeanne d’Arc et à qui s’adresse-t-il?

Ce camp accueille les adolescents de 15 à 25 ans. Il existe également un camp parallèle réservé aux jeunes filles (camp Ste Geneviève).

Nous consacrons les matinées à la formation intellectuelle : exposés, discussions, méditations. Tandis que nous occupons les après-midi par différents loisirs : excursions, randonnées, jeux, visites culturelles : la Bretagne par ses bords de mer et son intérieur s’y prête parfaitement. Quant aux soirées,  nous les animons par des vidéos de loisir ou en lien avec les exposés du matin, nous organisons également des jeux de société.

Evidemment, tous ces temps sont ponctués par la prière. De plus, ceux qui le veulent peuvent participer à la messe quotidienne.

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Grand entretien La Nef n° 421

Grand entretien, La Nef, M. l’abbé Jean-Pierre Gac

Source : La Nef N°421 D’OCTOBRE 2012

Issue du scoutisme, la Fraternité Saint-Thomas Becket a pour vocation la nouvelle évangélisation des jeunes et des familles. Son fondateur et supérieur, l’abbé Jean-Pierre Gac, nous explique la vocation de sa communauté confrontée aux difficultés mais aussi opportunités de notre société sécularisée.

La Nef – La déchristianisation de la société semble s’accélérer : quelle analyse faites-vous de cette situation dramatique où il n’y a même plus de consensus sur le simple fait de savoir ce qu’est l’homme ?
Abbé Jean-Pierre Gac 
– Je vous remercie de commencer par me poser cette question car il me semble que la réponse qu’on lui donne conditionne le reste de notre propos.
En effet on sait de moins en moins ce qu’est un homme. De la sorte on perd de vue la nécessité de s’accorder sur une loi qui puisse s’imposer à tout homme du fait qu’il est homme, une loi qui assure l’épanouissement de tout l’homme et son harmonieux rapport avec les autres et fondamentalement avec Dieu lui-même, à savoir, cette loi que nous appelons couramment : la loi naturelle. Ainsi que le disait le pape Benoît XVI : « Loi naturelle : Il s’agit d’un terme devenu aujourd’hui presque incompréhensible pour de nombreuses personnes à cause d’un concept de nature non plus métaphysique, mais seulement empirique » (12 février 2007).

Or « une dissidence concernant la loi naturelle […] contient en germe une subversion radicale de la religion chrétienne » (Jean Madiran, L’hérésie du XXe siècle, p 21). «Aucune négation, dans l’ordre moral et religieux, n’est plus universelle que la négation de la loi naturelle. Sans loi naturelle, pas de loi du Christ. Sans nature, pas de surnaturel » (id. p 233). Aussi nous dit le pape : « Je répète la nécessité et l’urgence, dans le contexte actuel de créer dans la culture et dans la société civile et politique, les conditions indispensables pour une pleine prise de conscience de la valeur incontournable de la loi morale naturelle » (5 décembre 2008).

De ce fait la nouvelle évangélisation ne peut plus se situer dans les perspectives du XIXe siècle. C’est pourquoi Benoît XVI nous parle d’un défi à relever : « A 150 ans de la mort du Saint Curé d’Ars, les défis de la société aujourd’hui ne sont pas moins difficiles, au contraire peut-être, ils se sont faits plus complexes. Si à l’époque régnait la “dictature du rationalisme”, à l’époque actuelle on enregistre dans beaucoup de milieux, une sorte de “dictature du relativisme”. Tous les deux apparaissent comme des réponses inadéquates à la juste question de l’homme d’utiliser pleinement sa raison comme élément distinctif et constitutif de son identité. Le rationalisme fut inadéquat parce qu’il ne tint pas compte des limites humaines et prétendit élever la seule raison comme mesure de toute chose, en la transformant en une déesse ; le relativisme contemporain provoque la nécrose de la raison, parce que, dans les faits, il en arrive à affirmer que l’être humain ne peut rien connaître avec certitude au-delà du domaine scientifiquement positif » (Angélus du 5 août 2009).

Gustave Thibon n’écrivait-il pas déjà prophétiquement il y a quelque 70 ans : « [La] nature craque de toutes parts aujourd’hui. Il ne sert à rien d’essayer de bâtir sur elle si on ne travaille pas en même temps à consolider ses fondements. Un tel bouleversement des mœurs impose à l’apostolat chrétien de nouvelles directives concrètes. Il n’est pas de mensonge plus ruineux qu’une vérité qui cesse d’être opportune » (Gustave Thibon, Retour au réel).

Vous entretenez avec le scoutisme et les jeunes (cf. vos camps) une relation privilégiée : pourriez-vous nous expliquer cela et nous dire en quoi cela influence l’esprit de la Fraternité Saint Thomas Becket ?
Nos options se situent dans les perspectives de la situation décrite ci-dessus et du souci que nous avons de répondre à l’invitation du pape Benoît XVI : « Ne sommes-nous pas, nous, peuple de Dieu, devenus en grande partie un peuple de l’incrédulité et de l’éloignement de Dieu ? […] Nous avons raison de crier vers Dieu en cette heure : Ne permets pas que nous devenions un non-peuple ! Fais que nous te reconnaissions de nouveau ! » (Homélie du Jeudi Saint, 21 avril 2011).
Toute construction d’avenir passe par l’éducation de la jeunesse et par le souci de prendre les personnes à éduquer au niveau où elles se trouvent.

Or si la loi naturelle est oubliée, transgressée, c’est parce que les vertus qui sont ordonnées à son respect ne sont plus pratiquées. Mais quelles sont ces vertus ? Ce sont les vertus morales naturelles ordonnées autour des quatre vertus cardinales de force, tempérance, justice et prudence. Et notre nature étant blessée par le péché originel, le premier travail de la grâce consiste à la guérir comme le disait saint Grégoire le Grand : « Le don de l’Esprit forme avant tout dans l’âme qui lui est soumise : la prudence, la justice, la force et la tempérance » (Morales sur Job, II. 77).

Comme le scoutisme bien réalisé est une excellente école des vertus morales ainsi que le rappelait le bienheureux Jean-Paul II (« La loi scoute […] vous appelle à développer les vertus humaines fondamentales », 30 août 1994), nous orientons notre apostolat de façon privilégiée dans cette direction.
Et puis on n’enseigne bien que ce que l’on pratique soi-même.
Et si les papes contemporains ainsi que la Congrégation du Clergé insistent particulièrement sur l’attention à porter sur ces vertus chez les prêtres, c’est sans doute que le besoin s’en fait particulièrement sentir (cf. entre autres recommandations, celles du bienheureux pape Jean-Paul II dans Pastores dabo vobis, n. 43 : « Ce n’est donc pas seulement pour acquérir un nécessaire et juste épanouissement et pour se réaliser eux-mêmes, mais aussi pour la pratique de leur ministère, que les futurs prêtres doivent cultiver un ensemble de qualités humaines, indispensables à la construction de personnalités équilibrées, fortes et libres : c’est pour être capables de porter le poids des responsabilités pastorales. D’où la nécessité de l’éducation à l’amour de la vérité, à la loyauté, au respect de toute personne, au sens de la justice, à la fidélité à la parole donnée, à la véritable compassion, à la cohérence et en particulier à l’équilibre du jugement et du comportement »).
C’est pourquoi à côté des vertus théologales portons-nous une attention particulière aux vertus humaines. Ainsi les nécessités du temps comme celles de l’apostolat influent sur l’esprit de notre Fraternité.

Parmi les diverses formations nécessaires à la jeunesse catholique française, il y a celle de la connaissance de la Doctrine sociale de l’Église ainsi que des courants qui lui sont opposés, celle de la connaissance des racines historiques de notre patrie, de son héritage culturel entraînant la fierté d’appartenir à une nation qui a tant apporté à l’Église et au monde ainsi que le désir de marcher sur les pas des héros et héroïnes, des saints et des saintes qui nous ont précédés.
Le Camp Sainte Jeanne d’Arc et le Camp Sainte Geneviève s’efforcent de contribuer à répondre à ce besoin.

Vous prêchez également des retraites pour toutes les tranches d’âges : à quelle spiritualité vous rattachez-vous et en quoi une retraite spirituelle est-elle profitable et même un moyen d’évangélisation ?
Ayant bien médité ces paroles du bienheureux Jean-Paul II, à savoir « qu’une personne transformée collabore efficacement à la transformation de la société » (10 octobre 1984), notre souci a toujours été de prêcher des retraites qui, dans cette optique, ont fait leurs preuves pour la conversion et le perfectionnement des âmes, à savoir, pour les adultes, les Exercices spirituels de saint Ignace. Mais une spiritualité portera d’autant plus de fruits qu’elle sera incarnée dans l’espace et dans le temps. Dans l’espace, c’est la raison pour laquelle nous nous inspirons également des enseignements et des exemples des saints de notre patrie. Dans le temps, à savoir celui du « relativisme », aussi faisons-nous précéder le déroulement des Exercices de saint Ignace, rédigés on le sait en période de chrétienté, de quelques instructions préliminaires.

Les réponses aux questions posées nous permettent de connaître les objectifs et les moyens d’apostolat mis en œuvre par votre Fraternité, pouvez-vous maintenant nous expliquer comment elle est née, où vous êtes implantés et comment.
Notre Fraternité est née de la rencontre avec quelques étudiants ayant bénéficié comme moi de l’œuvre de Jean Ousset et soucieux eux aussi de développer un apostolat prioritairement au service de la jeunesse. Nous avons trouvé un appui décisif auprès de Mgr André Léonard, alors évêque de Namur, qui a accordé sa reconnaissance canonique à notre Communauté. Nous avons également bénéficié d’une aide précieuse et constante de la part de l’Abbaye Notre-Dame de Fontgombault.

Nous avons en charge deux paroisses à Namur, trois dans le diocèse de Blois (Chaumont-sur-Loire, Lamotte-Beuvron et la paroisse personnelle des Saints Apôtres à Blois pour la forme extraordinaire du rite romain), une à Ollioules dans le diocèse de Toulon, une paroisse dans le diocèse de Créteil assumant les deux formes du rite romain ; enfin un début d’implantation à Bayonne.

Pourquoi le choix de Thomas Becket comme saint patron de votre Fraternité… et d’où vient votre habit vert ?
En 1986, je suis devenu curé de la paroisse de Chaumont-sur-Loire (diocèse de Blois). C’est dans son château d’alors qu’eut lieu la dernière rencontre entre Henri II d’Angleterre et saint Thomas Becket. Ainsi j’ai été amené à m’intéresser à la vie du saint Archevêque de Cantorbéry et ai trouvé qu’il pouvait fournir d’opportuns exemples aux clercs d’aujourd’hui.
Quant à la couleur verte, elle est la couleur de l’espérance, et l’espérance de l’Église, du côté du ciel, c’est le Christ et du côté de la terre, c’est la jeunesse.

Vous avez la particularité d’être « biformalistes » en matière liturgique : comment cela se pratique-t-il concrètement, quelles sont les origines et les raisons de ce choix ? Comment vous situez-vous par rapport aux instituts « Ecclesia Dei » ?
Nous sommes très soucieux du respect dû au Saint Sacrifice de la Messe ainsi que de la beauté de la liturgie et donc nous ne pouvons qu’approuver les efforts qui se sont développés face aux nombreuses dérives existant en ces domaines-là aussi, malgré des améliorations ponctuelles réelles. Cependant nous devons veiller à ce que ce travail, si nécessaire soit-il, ne détourne pas d’une conversion personnelle plus élémentaire, ne soit pas absolutisé, ni n’engendre des réactions disproportionnées divisant inopportunément les catholiques « à un moment où nous devons faire tout ce dont nous sommes capables pour assumer (notre) héritage spirituel, pour le confirmer, le maintenir et le développer ». Car « c’est là une tâche importante […], plus particulièrement pour les sociétés qui doivent défendre l’existence même et l’identité essentielle de leur nation des risques d’une destruction provoquée de l’extérieur ou d’une décomposition à l’intérieur » (bienheureux Jean-Paul II, Message aux jeunes 1985). Le Motu proprio du 7 juillet 2007 a été voulu par le pape Benoît XVI, nous semble-t-il, afin de contribuer à cette union, à cette paix si nécessaires et afin de faciliter l’accès aux richesses de l’ancienne liturgie. Aussi nous sommes-nous inscrits dans cette démarche en adoptant volontiers la liturgie traditionnelle là où cela nous l’a été demandé. Toujours selon le vœu exprimé par le pape, nous souhaiterions que cette liturgie puisse intégrer telle ou telle mesure comme par exemple la célébration des nouveaux saints du calendrier liturgique ou bien s’inspirer des suggestions qui avaient été formulées par Mgr Lefebvre entre la 3ème et la 4ème session du Concile Vatican II (cf. Itinéraires n°95, pp. 78-79). Quant à ce qui est de la forme ordinaire du Missel romain, il nous paraît bon de travailler dans le sens des souhaits formulés par Mgr Schneider et par l’abbé Claude Barthe.
En tout cas il est éminemment souhaitable d’aider les communautés Ecclesia Dei à trouver leur place en France et nous nous sommes efforcés d’apporter notre pierre à cette œuvre.
Propos recueillis par Christophe Geffroy

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Article d’Anita S. Bourdin (Zenit) du 21/01/2009

Benoît XVI salue la fraternité saint Thomas Becket

Le charisme de prêcher aux jeunes

ROME, Mercredi 21 janvier 2009 (ZENIT.org) – Benoît XVI a salué les membres de la fraternité saint Thomas Becket, à l’issue de sa catéchèse en français, ce mercredi matin, en la salle Paul VI du Vatican. La jeune fondation exerce notamment un charisme de prêcher des retraites aux jeunes.

« Je suis heureux de saluer les pèlerins francophones et notamment la fraternité sacerdotale Saint Thomas Becket du diocèse de Blois, a dit le pape. En cette Année paulinienne, faisons nôtre l’ardent désir de l’Apôtre qui a donné toute sa vie, jusqu’au martyre, pour l’unique Seigneur et pour l’unité de son Corps mystique. Avec ma Bénédiction apostolique ! »

Née dans le diocèse de Blois où se trouvent deux communautés (Chaumont sur Loire et Lamotte-Beuvron) et où une paroisse leur a été confiée, la fraternité s’est également étendue dans le diocèse de Toulon – une paroisse leur est également confiée à Ollioules – et dans le diocèse de Namur, en Belgique : l’évêque, Mgr André-Mutien Léonard, leur a confié la paroisse du Sacré-Cœur à Saint-Servais.

A l’occasion de ce pèlerinage romain, nous avons rencontré le modérateur et fondateur de la fraternité, l’abbé Jean-Pierre Gac.

Des retraites pour les jeunes

Leur charisme, explique le fondateur, est celui de « servir la jeunesse, et spécialement dans les œuvres de jeunesse, sans exclusivité, dans le scoutisme, mais aussi l’apostolat auprès des familles, très menacées ». « Nous mettons un accent particulier sur les vertus morales naturelles », indique l’abbé Gac.

Pour aider les jeunes, mais aussi les familles, l’abbé Gac et ses frères prêchent des retraites inspirées par les exercices spirituels de saint Ignace de Loyola. « Nous avons des retraites d’enfants – deux tranches d’âge à partir de 8 ans -, des retraites d’adolescents, plus intenses avec des temps de silence plus grands et des retraites d’adultes y compris pour les familles des jeunes que nous touchons, à partir des exercices de saint Ignace », explique le fondateur.

Le nom de saint Thomas Becket

« La fraternité s’est mise sous le patronage de saint Thomas Becket, a ajouté l’abbé Gac, en raison de circonstances historiques puisque la fraternité a pris naissance à Chaumont sur Loire, dans le diocèse de Blois, « berceau » de la fraternité. C’est à Chaumont sur Loire que saint Thomas Becket a eu une rencontre mémorable avec le roi Henri II d’Angleterre, sa dernière rencontre avant de retourner en Angleterre où il fut mis à mort. Le diocèse de Blois a vu plusieurs passages de saint Thomas Becket : sa présence y est encore bien connue ».

Thomas Becket, dit saint Thomas de Cantorbéry, (Londres, 21 décembre 1117 – Cantorbéry, 29 décembre 1170) fut archevêque de Cantorbéry de 1162 à 1170. Il engagea un conflit avec le roi Henri II d’Angleterre sur les droits et privilèges de l’Église catholique romaine et fut assassiné par les partisans du roi. Il fut canonisé en 1173.

Le projet a « commencé à quatre » en 1988 et la fraternité a été reconnue en 1995 au niveau diocésain. « Nous sommes une petite fraternité de 13 prêtres et 4 séminaristes », précise l’abbé Gac. La Fraterntié de saint Thomas Becket est actuellement, du point de vue du droit canon, une « association cléricale publique de fidèles, de droit diocésain », a-t-il confié.

L’habit ne fait pas le moine

L’habit des membres de la fraternité, robe monastique, pèlerine et capuchon, est d’un vert sombre, « discret », « couleur de l’espérance », souligne l’abbé Gac, mais leur vocation est apostolique, « avec la vie en communauté qui explique ce style d’habit ».

« Une fraternité, explique-t-il encore, suppose une vie commune, justement pour nous épauler dans ces tâches au service de la jeunesse », et « pour les activités paroissiales ».

Propos recueillis par Anita S. Bourdin

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